Dans le pré de Marguerite

Des livres, des films, des pti plats, et des pti bouts de ma vie

21 août 2007

Ratatouille

ratatouille

Rémy est un rat d'égouts qui rêve de devenir rat des goûts. Alors que les membres de sa famille se montrent très peu regardant sur la qualité de la boustifaille, lui suit les émissions culinaires à la télé, lit (ben oui) des recettes, recherche du romarin et des champignons pour accompagner un morceau de fromage... et est embauché comme renifleur d'aliments/détecteur de mort-aux-rats par le reste de la troupe.
Mais là n'est pas son rêve. Dans les cuisines d'un restaurant étoilé en perte de vitesse, il travaille de concert avec un jeune apprenti, à l'insu du plein gré des autres employés, et crée des plats suscitant l'engouement, le tout en causant avec feu l'ancien chef.

Le graphisme est à tomber (on se demande parfois s'il ne s'agit pas de photos!), les détails soignés, le héros drôle, attachant, très expressif... Bref, que du bonheur.
Et si en plus on aime Paris et la cuisine, on ne peut qu'adorer.

Une dernière pour la route : Rémy parlant du safran ratatouille2  Ça fait envie, hein? ;-)


Images du film : CineMovies

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02 août 2007

Note ciné en vrac

Mardi soir, nous sommes allés voir Les Simpson. Après avoir fredonné Spider-cochon pendant des journées entières... (et on s'étonne après ça que mon rapport de stage ne soit pas encore terminé) Qui a dit "Une vraie gosse" ? Inutile de tout raconter, on connaît les personnages et l'histoire. Ce film m'a ramenée des années en arrière, à l'époque où mon frère et moi regardions la série chaque soir, et j'ai passé 1h30 à me bidonner sur mon siège.
Petite anecdote : Un jour, en 1ère année d'unif, notre prof de Physio-je-ne-sais-plus-quoi nous demande le nom d'un poisson qui entraîne paralysie si mal préparé. Je réponds tout de suite "Le fugu!!!" Et lui : "Biiiiiien. Comment le savez-vous?" Je n'ai jamais osé lui dire que je le savais parce qu'Homer en avait mangé...

De retour à la maison, nous avons vu l'émission consacrée à Michel Serrault (enfin, pas la fin : trop crevés tous les deux). J'ai regretté de ne pas avoir vu plus de ses films, notamment Le papillon et Nelly et monsieur Arnaud (que naturellement, on a oublié d'enregistrer ce soir-là...) C'était par contre un bonheur de revoir des extraits de La cage aux folles, version théâtre (la fameuse scène de la biscotte, et cette tendance à l'improvisation qui faisait durer la pièce bien plus longtemps que prévu). Un bonheur aussi de l'entendre parler de sa grand-mère et des blagues qu'il lui jouait. Il reste qui, maintenant, comme grand monsieur du cinéma français? Jean Rochefort. Et puis?

Et un de ces jours, il faut que je prenne mon homme par la main pour aller voir Ratatouille. Je rigole rien que d'y penser.

Posté par missmarguerite à 10:10 - A l'écran - Commentaires [2] - Permalien [#]

26 juillet 2007

Hot Fuzz

hot_fuzz

Après la parodie de film de zombies (l'excellentissime Shaun of the dead), Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost s'attaquent à la parodie de film d'action. On suit donc Nicholas Angel, super policier londonien, muté dans un coin paumé pour cause de ... zèle. Son "chiffre d'affaire" fait en effet passer ses collègues pour des glandeurs professionnels. Le voici donc dans un petit village, élu "village de l'année" à de multiples reprises, et où rien ne se passe. Ou plutôt, où, dans les cas où la loi est bafouée, on laisse faire pour "le bien de tous" : mieux vaut servir de l'alcool aux jeunes, au pub (malgré la loi) que de les voir traîner dans la rue. Angel fait donc des vagues, dès son arrivée, ce qui est très moyennement apprécié de ses nouveaux collègues. Quand les habitants commencent à mourir bizarrement, Angel revit : enfin des meurtres, de l'action, une vraie enquête. Sauf que... Sauf que personne, du village comme du commissariat, n'accepte sa vision des choses, chacun préférant envisager ces morts comme des accidents. Angel mène son enquête, envers et contre tous, alors que les cadavres s'accumulent...

S'il n'atteint pas le niveau de Shaun of the dead, Hot Fuzz n'en reste pas moins un chouette film, drôle, très second-degré-qui-s'assume, tout en étant très bien fait (tout comme les zombies étaient de vrais zombies bien flippants). Pegg et Frost ont vraiment la tête de l'emploi, et sont toujours aussi poilants dans leurs expressions et attitudes.

Je ne résiste pas à citer Mad Movies, qui dit tout ça bien mieux que moi : "Shaun of the Dead" le suggérait déjà de manière appuyée, et "Hott Fuzz" le confirme avec brio : le duo Edgar Wright/Simon Pegg fait partie du cercle très fermé des artistes geeks qui parviennent à canaliser leur passion pour la transcender et proposer une véritable réflexion (...) Transcender leur passion... C'est pas beau, ça?

Posté par missmarguerite à 19:56 - A l'écran - Commentaires [1] - Permalien [#]

Harry Potter et l'Ordre du Phénix

HP

Puisque ma belle-soeur adorée ne pouvait tenir un jour de plus, direction le ciné, lundi soir, les valises à peine vidées, pour voir ce 5ème volet des aventures du petit sorcier à lunettes (les hommes, eux, ont fait la grimace et sont allés voir Transformers...)

Première constatation : qu'il est court! 2h15 et des poussières. Quand on voit le nombre de pages du livre, ça laisse supposer pas mal d'éléments laissés de côté. Ce qui est un peu le cas. D'ailleurs, en prévision de la sortie du 7ème livre, j'ai voulu relire le 6ème, histoire que tout soit frais dans mon esprit, et j'ai un peu de mal à m'y retrouver. D'un autre côté, tout montrer aurait été impossible, et les libertés prises par David Yates par rapport au livre semblent cohérentes et intéressantes (même si en tant que fan, on peut toujours regretter l'absence ou le caractère limité de tel ou tel élément).
Ombrage, toute en rose bonbon, est plus ou moins conforme à ce que j'imaginais, même si j'avais nettement plus envie de l'étrangler dans la version papier.
Quelques effets à mon avis inutiles (les traînées blanches et noires des gentils et des méchants, dans une des dernières scènes) tandis que le réalisateur aurait pu, selon moi, davantage insister sur le caractère répétitif de la punition physique infligée à Harry, ainsi que sur les effets qu'a sur lui l'accès aux souvenirs du professeur Rogue et au rôle qu'y ont joué son père et son parrain (un peu laissé de côté, d'ailleurs, Rogue, dans cet épisode).
La plus grande déception reste un Dumbledore malheureusement effacé, presque absent. La fin du film m'a aussi semblé moins chargée en émotions que le livre. Et une crainte en sortant : Daniel Radcliffe continue de vieillir plus vite que son personnage.

Bon film malgré tout. Moins spectaculaire peut-être, très centré sur les cauchemars de d'Harry. Je pense que le film est compréhensible par les personnes n'ayant pas lu le livre, tout en apportant un petit plus pour les lecteurs et les fans. Pour moi, il ne vaut pas le 3ème épisode (que j'avais trouvé particulièrement sombre, et vraiment aimé), mais c'est un bon moment quand même. Peut-être aurais-je été plus enthousiaste sans le stress et la fatigue du retour?

L'info "pipole" du jour : petite Emma devient grande; la voila qui négocie un contrat avec Chanel.

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08 juillet 2007

Persepolis - Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

persepolis2

Persepolis est l'adaptation d'une BD de Marjane Satrapi, BD autobiographique dans laquelle elle raconte son enfance à Téhéran. 1978, le régime du Chah, alors qu'elle se rêve prophète, venant au secours des plus pauvres. La chute du régime, les espoirs, les désillusions, la république islamique et la réduction des droits et des libertés qui en découle. La guerre contre l'Irak, les bombardements. L'emprisonnement et la mort de proches. L'exil de la petite Marjane à Vienne, pour la protéger des conséquences de sa langue trop bien pendue, de son caractère révolutionnaire. Là, elle doit affronter d'autres difficultés : solitude, différence, premiers chagrins d'amour...

Ce film, qui offre en passant un petit cours d'histoire sur l'Iran, son histoire, ses habitants, ainsi qu'un regard extérieur sur le monde occidental, est une merveille point de vue graphisme (bon, d'accord, je n'y connais rien, mais j'ai adoré les dessins, l'animation... on parle bien de graphisme, non?). C'est bourré d'humour et de personnages attachants (la grand-mère, avec son franc-parler, est absolument géniale) et intéressants, complexes (la maman, très moderne, tout en restant consciente de la place des femmes dans ce pays et de la nécessité de s'y soumettre... parfois). C'est à la fois frais, léger et émouvant. Prix du jury à Cannes amplement mérité il me semble. On a passé une très bonne soirée. Dommage que le film ne soit pas projeté partout... J'en connais une qui va essayer d'emprunter les livres à la bibliothèque en rentrant de vacances.

Dans un autre style, on a aussi vu Shrek3, la semaine dernière. Pas grand chose à dire : je suis fan, donc j'aime toujours autant. L'âne est toujours aussi poilant, Shrek panique face à la paternité (c'est du vécu, monsieur le réalisateur?), on retrouve les personnages habituels, plus un tas d'autres, issus des contes de fées. Je pense que ça s'adresse toujours autant aux adultes qu'aux enfants, qui le "liront" à différents niveaux.

Et pour terminer la série dessins animés, une info de la plus haute importance :
Pour fêter la sortie du film Les Simpson, certaines supérettes 7-Eleven se sont transformées (aux USA et au Canada) en Twik e mart, le vrai magasin des Simpson. J'adore! Façade haute en couleurs, personnages du dessin animé à chaque coin de rue rayon, et produits typiques bien sûr. Si vous voulez acheter des céréales Krusty de Bart et Lisa, du coca Buzz, ou encore les donuts préférés d'Homer, il vous suffit de prendre l'avion.

Kwik_E_Mart1Kwik_E_Mart2


Images Kwik e mart : http://www.blogeek.ch

Posté par missmarguerite à 10:30 - A l'écran - Commentaires [2] - Permalien [#]

22 juin 2007

Grindhouse: Death Proof

grindhouse

Boulevard de la mort - un film Grind House

Nous avons vu hier soir le dernier Tarantino.

3 copines, mini-short et top moulant, font la tournée des bars au Texas. Derrière elles, un cascadeur balafré, et sa voiture indestructible. En gros, le scénario se limite à ça.

Quelques longueurs peut-être, mais une scène d'accident absolument démente, des personnages secondaires (les policiers texans) bien trouvés, des références que je n'ai sans doute pas vues (n'étant pas familière du genre), un aspect volontairement vieilli (la pellicule semble abîmée, les coupures foireuses, une scène en noir et blanc...), des répliques qui claquent et une bande-son géniale de chez géniale que je fredonnais au retour.

C'est bien sûr du Tarantino. Inutile donc d'y aller si on n'aime pas ce qu'il fait habituellement (comme certains journalistes totalement fermés à ce qui dépasse le 2ème degré que l'on ne citera pas...). Mais pour ceux qui apprécient... héhé, un bon moment.

A noter que le film fait partie d'un double-programme : un film de Quentin Tarantino, un autre de Robert Rodriguez, projetés ensemble aux Etats-Unis, l'entracte étant constitué de fausses bandes-annonces tournées par les deux compères. Ce n'est pas le cas en Europe, et le film de Rodriguez ne sortira peut-être pas au cinéma...
Apparemment il est interdit aux moins de 12 ans en France, mais aux moins de 16 ans chez nous.

Notre note (ça fait sérieux, hein :p ) : 3/4

Posté par missmarguerite à 11:15 - A l'écran - Commentaires [2] - Permalien [#]
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