30 janvier 2008
L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
L’élégance du hérisson est un livre à 2 voix.
Celle de Paloma, 12 ans, douée et malheureuse, coincée dans un immeuble bourgeois et une riche famille bon chic bon genre mais tellement vaine, et qui a décidé qu’elle se suicidera le jour de son treizième anniversaire (en réduisant au passage en cendres l’appartement familial).
Celle ensuite de Renée, la concierge du même immeuble. 54 ans, veuve, à peine remarquée par les habitants, si ce n’est pour venir réclamer leur courrier, râler sur le manque d’arrosage des plantes vertes, ou faire réceptionner des colis. Renée se rit des stéréotypes de la profession et brouille les pistes en cachant, sous des dehors de concierge classique, sa culture, son goût pour la littérature russe, le cinéma japonais, et la grammaire. Elle a remplacé le caniche ici attendu par un chat, prénommé Léon, en hommage à Tolstoï. Depuis des années, elle dissimule ainsi sa culture et sa véritable nature, pour avoir la paix. Arrive alors dans l’immeuble un nouvel habitant, qui voit clair en elle et l’invite à dîner…
Je pourrais dire que j’ai beaucoup aimé l’histoire, faite de petits riens, de réflexions, de souvenirs. Ou que j’ai apprécié l’alternance entre Renée et Paloma. Chacune a son style, ses centres d’intérêt, sa façon de s’exprimer. Ou encore que c’est bien écrit, que les phrases sont élégantes, le vocabulaire varié et recherché, que les réflexions de Paloma sont très drôles.
Mais ce serait loin d’être suffisant. Car par-delà l’histoire... Ce livre est une petite merveille : drôle, intelligent, sensible, charmant… Il est, je trouve, à l’image de son titre… Élégant. Il m’a donné envie de lire les grands auteurs russes, d’apprécier le thé… et d’adopter de nouveau un chat !
Mais bien plus, il m’a donné envie d’en donner envie. Plusieurs fois, j’en ai lu des extraits à mon homme. D’abord parce que c’est toujours mieux de rire à deux que seul. Ensuite parce que derrière l’humour et le rire de certains extraits se cachent… quoi donc ? Du bonheur, de la beauté, de la culture, du raffinement, toute la vie et son sens, l’espoir, la frustration et la déception, l’amitié, l’amour et la solitude… Mais il y a aussi, à chaque ligne, la crainte de voir diminuer le nombre de pages encore à découvrir, le désir et le plaisir d’en prolonger la lecture. Le temps semblait en quelque sorte suspendu. Je ne me souviens pas d’avoir ressenti un tel bonheur durant mes précédentes lectures, d’avoir voulu ainsi le prolonger et l’étirer au maximum. D’avoir ressenti autant ce qu’est la vie. D’avoir eu envie de remercier l’auteur pour ce moment de pur bonheur et de lui demander « Encore ! Encore Renée, le chat, les films…Encore un livre ». Que c’est dur de refermer ce roman, de quitter Paloma et Renée (surtout), et de sécher très vite cette larme au coin de l’œil.
27 janvier 2008
Au repos...
Suite à une opération jeudi, je suis en mode baleine échouée sur le canapé, au repos pendant 2 semaines. Mouvements limités pour l'instant, position peu confortable. Donc pas de nouvelles pages. Pas de nouvelles, d'ailleurs : je ne fais rien de rien, que pourrais-je donc raconter...
Par contre, j'ai gagné le challenge "bébé in", ce foutu pantalon à carreaux aura eu du succès au moins une fois! C'est donc à moi de choisir le thème suivant, et j'ai opté pour une consigne : une page bleue. Je pense que je vais me contenter de retravailler une "vieille" page, sauf si je me sens plus en forme dans les jours à venir. Et j'ai hâte de voir les autres pages.
20 janvier 2008
C'est moi!
Une page pour un challenge sur le thème "vos bébés 'in', à la mode". Vu que je n'ai pas de bébé, c'est moi qui m'y colle. Ce pantalon m'a traumatisée pendant toute ma petite enfance, et même plus tard. Au bout de 25 ans, je n'en suis toujours pas remise...
La photo est hyper floue, mais je l'avais scannée et enregistrée sur mon pc... en format tout petit mini riquiqui (allez savoir pourquoi, j'ai parfois des idées très bizarres). Je voulais récupérer l'original chez mes parents et la scanner de nouveau, mais une panne d'électricité pendant qu'on y était m'a empêchée de faire des fouilles. Et la page est à rendre pour demain. Donc tant pis pour la qualité, je l'ai rendue comme ça. Et je remplacerai la photo, pour moi, plus tard.
Crédits
Total look Akiloune :
Alpha: kit Coton et Badiane
Coutures : kit Couleur nature
Le reste : kit So natural
19 janvier 2008
Papy et mamy, pour un challenge scraplift
Une page pour un challenge scraplift, avec une vieille photo de papy et mamy. Ils ont fêté leurs noces d'or il y a quelques mois. Je leur avais emprunté quelques photos pour leur préparer un mini-album en scrap papier. Mais je n'ai jamais eu le temps de m'y mettre, ni l'inspiration, ni le matériel nécessaire.
Cette page est un peu chargée, parce qu'il a fallu suivre le modèle imposé. Je pense la retravailler en la simplifiant un peu, puis l'imprimer et la faire encadrer pour la leur offrir.
Crédits :
Papier de fond : Terres d'ailleurs de Fran
Papier plus foncé : A time to remember de Sueli Colbert
Coutures : Floralies de Akiloune
Grand tag : Elizabeth de Lisa Majewski
Petit tag : Chaudron de Fran
Alpha "50", "a" et "r" : Harvest Spice de Shabby Princess
Coeur : Fran
"Truc à ficelle" : Autumn de Eu Amos Scrapbooking
Ficelle et étiquette : A time to remember de Sueli Colbert
Ruban :Air du temps de Petit moineau
Alpha "mariés" : Shabby Fall de Shabby Princess
Alliances : Love actually de Erika
Déco : Terres d'ailleurs de Fran
Fleurs : Harvest Spice de Shabby Princess
Police : Jane Austen et Philippe
16 janvier 2008
La nostalgie de l'ange - Alice Sebold
Ce n'est pas de ce livre que je pensais parler mais je viens de le terminer, donc, voila.
L'ange, c'est Susie, 14 ans, violée et assassinée par un voisin. Depuis son paradis, elle observe son entourage. On assiste donc à travers elle, à l'enquête sur sa disparition, à la recherche de son corps, aux réactions des personnes qu'elle a quittées. On voit à quel point cet événement peut avoir des répercutions sur sa famille, des amis, y compris sur ceux qui n'étaient pas si proches d'elle de son vivant, à quel point il est difficile pour ceux qui restent de se reconstruire une vie, de rester unis malgré le chagrin. On assiste aussi à la nostalgie de Susie, sa solitude, son sentiment de manque et son désir de retrouver sa famille, de les sentir à nouveau près d'elle, de se faire entendre d'eux, et de vivre toutes ces expériences dont elle a été privée.
Deux points positifs. L'auteur évite le "trash" et la sensiblerie que l'on pourrait craindre au vu du sujet. Il y a bien sûr des passages "cru", d'autres tristes, mais ils ne submergent pas le récit.
Cependant, alors que les critiques parues à l'époque de sa sortie m'avaient donné envie de le lire, ce roman m'a fortement déçue. Je n'ai pas accroché aux personnages, ni à la façon dont c'est écrit. Le récit comprend de nombreux retours en arrière, au gré des souvenirs de Susie, mais, me semble-t-il, de façon décousue, sans que l'on en comprenne toujours le sens. J'ai également éprouvé des difficultés à accepter la réalité de certains personnages et de leurs réactions. Je ne parle pas du fait que Susie est présente, qu'elle observe tout du paradis, c'est la base du roman, son préalable, et heureusement je l'ai admis sans problème. Mais, il me semblait par exemple que le petit frère de Susie, âgé de 4 ans au moment de sa disparition, ne parlait pas comme un enfant de cet âge. Cela me donnait une impression d'irréalité, qui m'empêchait de me "plonger" vraiment dans le roman. Et alors que j'aurais pu craindre de fondre en larmes, étant donné le sujet, le livre m'a très rarement émue. Et je n'arrive pas à expliquer exactement pour quelles raisons. Pas parce que l'histoire est fausse, même si elle ressemble à des faits réels; ça ne m'a jamais empêchée de ressentir des émotions, de la tristesse par exemple. Ça doit tenir au style, à cette impression d'irréalité parfois...
La nostalgie de l'ange n'en reste pas moins un livre permettant d'aborder un thème difficile d'une manière ni crue ni mièvre, de penser notre rapport à la vie, à la mort, à ceux qui nous ont quittés, de penser le renoncement qu'implique le deuil, et la vie qui peut, malgré tout, y faire suite.
13 janvier 2008
Les yeux jaunes des crocodiles - Katherine Pancol
C'est le titre, énigmatique, et la couverture super colorée qui m'ont attirée, lors d'une de mes dernières razzia livresques.
Les yeux jaunes des crocodiles raconte quelques mois de la vie de deux soeurs que tout, ou presque, sépare.
Joséphine, timide, effacée, quelconque. Spécialiste du Moyen-Âge, chercheuse au CNRS, elle vit en banlieue, en attendant de pouvoir s'offrir mieux, en ressassant les remarques, moqueries, mesquineries qu'elle subit depuis son enfance. Mariée et mère de deux filles, elle découvre que son mari la trompe. Se retrouvant alors seule pour élever ses filles, c'est à elle maintenant de se débrouiller pour joindre les deux bouts.
Iris, la quarantaine rayonnante, belle, superficielle, mariée à un homme riche et mère d'un garçon qu'elle connaît à peine. Spécialiste en soldes de luxe et massages relaxants, voila qu'elle s'ennuie et manque de reconnaissance. Au cours d'un dîner, elle prétend écrire un livre... dont l'action se déroule au XIIè siècle. Prise au piège de son mensonge, elle demande à sa soeur de l'aider.
L'une signera le livre, en fera la publicité et gagnera la reconnaissance tant attendue, l'autre l'écrira dans l'ombre et empochera ses bénéfices. Peinant à payer les dettes que lui a laissées son mari, Joséphine accepte de se plier à la supercherie.
Autour d'elle, des personnages secondaires drôles, attachants, ou crispants. La mère rigide, froide, calculatrice et culpabilisatrice. Le vieux beau-père chaud lapin qui rêve d'avoir enfin un fils. La fille aînée, petite peste qui mériterait bien une bonne paire de gifles pour lui remettre les idées en place. Shirley, la voisine et amie, toujours prête à secouer Joséphine entre deux gâteaux devant une tasse de thé. Et puis, les crocodiles...
Alors, c'est bourré de bons sentiments, mais tellement bien écrit que ce n'est pas gnangnan. C'est un gros pavé, mais qui "coule" tout seul, ça se lit très vite. Ce roman parle de thèmes connus et reconnus (l'amour, la reconnaissance, la solitude, l'argent, les liens familiaux, l'amitié, tout ce qui nous façonne et peut bousiller, parfois pour très longtemps, la confiance en soi, tout ce qui peut aussi nous faire dire qu'on a réussi, qu'on est heureux de ce qu'on a). Les personnages sont si bien croqués que l'on y croit, on réagit (pitié, que je n'aie jamais une fille comme Hortense!). C'est un roman qui, tout en nous divertissant, nous fait réfléchir à ce que l'on voudrait faire de notre vie, à ce qui est le plus important pour nous, à nos critères de réussite.
Deux critiques cependant. J'ai nettement moins accroché aux passages qui donnent son titre au roman. Question d'intérêt, sans doute. Et j'étais parfois exaspérée par l'attitude de Joséphine à l'égard de son mari. Il la trompe, fait, en partant, un emprunt qui la fout dans la merde, et elle semble lui chercher sans cesse des excuses. J'ai eu l'impression que, de peur de tomber dans le piège "tous les hommes sont des pourris", l'auteur en a trop fait dans l'autre sens. Et je trouvais cela artificiel. Mais c'est totalement subjectif. Et ça n'a pas gâché mon plaisir.
12 janvier 2008
Challenge template imposé... et plantage sévère
J'avais prévu plusieurs billets (une recette, deux films, deux livres) et... j'ai passé tellement de temps à m'arracher les cheveux sur cette page qu'il faudra s'en contenter pour le moment.
Il s'agit donc d'un challenge template imposé, pour lequel j'ai utilisé des photos de notre journée à Paradisio, en octobre, lors de la visite de mes beaux-parents.
J'ai téléchargé la nouvelle version de Gimp. Mais gros problème : à chaque fois que je ferme le logiciel (ou qu'il se ferme tout seul...), il fait disparaître des calques, pourtant enregistrés avant. Et généralement, l'erreur n'est pas rattrapable en ajoutant de nouveaux calques, car le principe du template est d'utiliser les calques existants. Finalement, j'ai quand même refait moi-même le cadre jaune, pour ne pas tout recommencer une 4ème fois...
Bref, ça m'a pris 2 jours quasi complets pour en arriver à ce résultat. Et je ne suis même pas totalement satisfaite, à cause des ombres au niveau des croisements des rubans. Tant pis!
Crédits :
Un total look de Fran!
Papiers gris, vert et bleu: kit Ara
Papier jaune : kit Gaieté
Papier blanc : kit Clara
Papier rose : kit Berlingo
Papier rouge : kit Carré rouge
Le template est de Joey
01 janvier 2008
Puisque c'est la tradition
Puisque c'est la tradition, les voici, mes bonnes résolutions que je ne tiendrai que 2 jours :
1° Faire du sport (du... quoi?)
2° Acheter moins de chaussures (les soldes commençant jeudi, je tiendrai effectivement 2 jours!)
3° Être zen, cool, relax (comme chaque 1er janvier depuis environ 20 ans)
4° Ranger mes papiers
5° Corriger mes interros le jour même
6° Refaire de la danse (encore faut-il trouver pas trop loin d'ici; 25km pour rentrer à 22h, c'est incompatible avec la résolution n°3)
7° Rouler moins vite (rapport au n°3)
8° Ne plus insulter les autres automobilistes, ceux qui roulent lentement et négligent leur clignotant nomdidjoudenomdidjou (toujours rapport au n°3)
9° Manger moins de bonbons (mais ne serait-ce pas incompatible avec le n°3?)
10° Supprimer la résolution n°3, parce qu'elle complique vachement les choses, non?









